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Le Home Cinéma ça ne marche pas (part 1)

Le cinéma dans les salles publiques

Les salles publiques ont suivi des évolutions par paliers. Très grandes au début du 20e siècle, elles ont été sonorisées dans les années 30. La source sonore, monophonique, était avant tout destinée aux dialogues. Logiquement, elle était donc placée au centre de l’écran, derrière celui-ci pour ne pas être visible.
Pour laisser passer le son, on perfora l’écran d’une multitude de petits trous, invisibles à la distance où se trouvaient les spectateurs.

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Dans ces années, le son était la technique innovante au Cinéma, et il concentrait toutes les énergies. Quelques années après est arrivée la couleur, qui a inversé la tendance : Les améliorations de l’image étaient devenues la priorité, et le son, toujours monophonique, cessa d’évoluer. C’est à cette époque que les proportions des écrans se sont élargies avec les formats 16/9 puis cinemascope.
Progressivement, les techniques du son au cinéma ont été distancées par celles des sonorisations de spectacle vivant et par la haute fidélité domestique.
La création cinématographique évoluait vers ce que l’on appelle le “cinéma d’auteur”, plus intellectuel et se contentant de peu d’effets. Les salles devenaient de plus en plus petites, “intimistes”, et la notion de spectacle devenait secondaire.
Des films comme Alien furent parmi les premiers à inverser cette tendance, avec une innovation importante : L’utilisation du tandem éclairage/son pour créer non plus des ambiances (façon Hitchcock), mais directement des émotions (façon aujourd’hui).
Les films-spectacle étaient de retour, mais la technique de son était restée en rade depuis les années 50. D’ailleurs, la plupart des cinémas dans le monde étaient équipées soit d’une unique enceinte Altec “Voix du théâtre”, soit d’une nième copie de celle-ci.
Qu’importe, la société Dolby s’attela à la tâche et créa un concept de son stéréophonique pour le cinéma, toujours avec une voie centrale : Le réalisme des dialogues passe par là.
Les équipements n’ont suivi que lentement. Après Stars Wars les salles ont commencé à s’équiper en stéréo, mais à un coût minimum.
Parallèlement, l’intérêt du subwoofer (le terme date d’ailleurs de cet évènement) ont été découverts avec Tremblement de Terre.

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Configuration Audio actuelle dans les salles de Cinéma

Quelques années auparavant, Stanley Kubrick avait créé l’évènement en exigeant de visiter toutes les salles devant diffuser son film Orange Mécanique, pour vérifier les conditions de diffusion avant de donner son accord. Meilleur business-man, Georges Lucas reprit l’idée quelques années après, cette fois en imposant des spécifications extrêmement précises permettant d’obtenir un label, THX.
Le cahier des charges, extrêmement détaillé, allait jusqu’aux plans des enceintes et caractéristiques des composants les constituant. Quant au filtre (actif), il était fourni par Lucas films en location.
Le son était redevenu un élément dominant du cinéma-spectacle, et tandis que la technique rattrapait le niveau des sonorisations de concerts, la création s’adonnait aux joies des effets spéciaux.
La maîtrise quasi-simultanée de l’encodage numérique du son sur les supports optiques des films et du traitement numérique de l’image (Jurassic park) a apporté des outils qui semblent encore aujourd’hui théoriquement sans limites aux créateurs de films.
Si on ne perçoit pas encore tout à fait les conséquences autres qu’économiques de la diffusion numérique de films (doit-on dire de films, puisqu’il s’agit désormais de vidéo ?), on peut parier que l’évolution est loin d’être finie.


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