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Chroniques de Cannes 2009, jour 11 : Rumeurs cannoises

23 mai 2009


A quelques heures de la proclamation du palmarès, les rumeurs enflent et les pronostics sont de rigueur. Il ne reste plus que deux films à visionner : Face de Tsai Ming Liang, oeuvre très attendue du réalisateur Thaïlandais venu transfigurer le Grand Louvre en compagnie de Laetitia Casta et de Jean-Pierre Léaud ainsi que La Carte des sons de Tokyo de l’Espagnole Isabel Coixet. Souvent le vide, (under the void en anglais, lancement international oblige) de Gaspard Noe a suscité rires et quolibets pour son interminable portrait d’un frère et d’une sœur égarés dans un Tokyo de dépravation. La caméra flotte inutilement au-dessus de la ville et s’engouffre sans raison apparente dans tous les orifices de la ville : siphon du lavabo, cuvette des toilettes, lampe de salon, etc. Gaspard Noé est le cinéaste des trous et fait un flop comme le laissait penser son titre.

Dans la revue Screen, neuf prestigieux critiques du monde entier donnent une note allant de un à quatre aux films de la compétition. Se détachent deux films : Un Prophète de Jacques Audiard (3,4 sur 4) et Bright Star de Jane Campion (3,3 sur 4). Le film de Jacques Audiard est également en tête dans l’édition cannoise du Film Français avec un maximum de points accordés par quinze critiques français. Même si les résultats sont plus contrastés, on peut penser qu’Alain Resnais pourra recevoir une palme pour l’ensemble de son œuvre et qu’Elie Suleiman ne repartira pas les mains vides pour The Time That Remains.

Il est enfin un court métrage qui passionne les foules : Logorama du collectif H5, sélectionné par la Semaine de la Critique. Tourné en numérique, il s’agit d’un pastiche de film d’action dont chaque personnage représente une marque, les policiers sont des bidendums Michelin, le méchant a les traits de Ronald Mac Donald.



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