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Avantgarde chez Acoustic Gallery : écoute critique approfondie

10 juillet 2012


Les journées portes-ouvertes d’Acoustic Gallery ont pris fin samedi dernier, jour que nous avons choisi pour faire une écoute basée sur nos morceaux de référence, et qui nous réserva quelques surprises.

Le système était le même que lors de la soirée d’inauguration, architecturé autour des enceintes Avantgarde Duo, alimentées par le couple preampli/ampli XA-PRE et XA-POWER du même fabricant. En sources, on trouvait un lecteur Esoteric K-01, doté d’une entrée USB qui nous fût fort utile, et le câblage était confié au suisse O2A.

Acoustic Gallery AvantgardeAcoustic Gallery Avantgarde

Les premières impressions que nous avons eu, positives, furent confirmées dès les premières secondes d’écoute. Mais le système ayant eu le temps de chauffer et ayant bénéficié d’un “tuning”, il s’exprimait nettement mieux!

Afin de ne pas nous éparpiller, nous nous sommes concentrés sur la BO du film En Eaux Troubles, jouée à l’orgue par Iver Kleive. Trois pistes furent écoutées, Bridge Over Troubled Water, Sarah et Om nogen til ondt meg lokke vil. Il s’agissait de fichiers Haute Résolution 24/96 stockés sur notre ordinateur Apple, lus avec iTunes doté d’un module BitPerfect pour une lecture fidèle au bit près.

Bridge Over Troubled WaterBridge Over Troubled Water

Sarah

Nous avons commencé par la piste la plus simple, mais qui nécessite une capacité d’analyse et un respect de la phase exceptionnel pour être correctement restituée.

L’orgue est ici joué avec le pédale crescendo presque au minimum, avec des jeux plutôt doux (pas de plein jeu donc), et dont les tuyaux sont situés en retrait dans les buffets de l’orgue.

Le pouvoir chirurgical du système, optimisé depuis notre premier passage par Thierry Chretien à grand renfort de découplage des électroniques, met ici en lumière des détails habituellement noyés dans le peu de niveau sonore du morceau. Les vibrations de certains tuyaux, transmises au bois de l’orgue font entendre des craquements très net et distincts, tandis qu’on perçoit Iver Kleive se balader sur son siège pour atteindre la bonne pédale.

Musicalement parlant, la différence de position des tuyaux selon le registre (ou “stop”) enclenché sont audibles, et on peut situer l’ensemble de l’instrument dans l’espace. L’aération est telle qu’on “entend” également l’atmosphère et la respiration de la cathédrale de Bergen.

Om nogen til ondt meg lokke vil

Ce morceau, très calme, est aussi très exigeant en terme de bande passante. A partir de la seconde minute, ou l’un des 61 jeux les plus redoutables du récent orgue Rieger Orgelbau (1997) est enclenché, la quasi-totalité des enceintes du marché tombent à genoux. Dans le meilleur des cas la membrane du haut-parleur de grave talonne à volume normal, et dans le pire rien n’est audible car trop bas en fréquence.

Bergen CathedralBergen Cathedral

Bergen Cathedral

Les Avantgarde ont passé cet exercice avec brio, ne laissant apparaitre aucune faiblesse quand à la restitution de l’infra-grave. A fort volume on perçoit une légère saturation mais rien de critique pour des conditions d’écoutes domestiques “normales”.

Bridge Over Troubled Water

Ce thème principal du film est l’un des plus traitres car très dynamique, et s’il est facile pour un système standard de restituer la fougue d’Iver Kleive (encore que…), il est bien moins évident de restituer le quasi-silence de la fin du morceau.

Iver KleiveIver Kleive

Iver Kleive

L’ensemble du système a encore une fois fait preuve d’une grande efficacité en laissant entendre jusqu’à la soufflerie de l’orgue et le claquement caractéristique du régulateur des vents. Le niveau de détails sur les petits signaux est très important.

Aucun détail n’est noyé à l’apothéose du morceau, qui ratisse presque toute la plage des fréquences audibles par l’homme, tout en amenant la capacité de distinction des sons de notre cerveau à ses limites.

La surprise

La surprise intervint quand Vincent Durozoy, notre Monsieur Câbles (O2A) fit irruption avec à la main un câble USB de sa marque. Interloqué, nous avons échangé notre cordon standard, qui pouvait aussi bien servir à une imprimante et autres disques-durs sans problèmes, avec le O2A.

La différence en terme de capacité d’analyse, d’aération, et de tension dans le grave était très perceptible. Point d’effet placebo, puisque nous tablions sur l’absence totale de différence du fait de la nature très protégée en terme de redondance de données du protocole USB.

La restitution a gagné sur tous les plans, et avec cette finesse, ce naturel et ce délié qui caractérise les grands systèmes. La scène sonore gagne également en précision d’étagement, et voit son côté holographique renforcé.

En conclusion

Nous avons utilisé pour cette écoute uniquement des morceaux d’orgue. Non pas que nos goûts musicaux se limitent à cet instrument, mais parce qu’il fait parti de nos références et également car, d’un point de vue technique, l’orgue est avec le piano l’instrument dont les fréquences fondamentales sont les plus larges. Un très bon test pour n’importe quel système!

En combinant notre première impression avec cette écoute approfondie, nous sommes en mesure de dire que le système mis en oeuvre chez Acoustic Gallery est d’une très grande polyvalence, pouvant jouer tout type de musique avec une impression très live, et surtout dénué de toute couleur caractéristique d’une marque ou d’un pays. La capacité d’analyse et la dynamique sont remarquables, tout comme l’est la spatialisation qui donne l’impression d’être au coeur de la musique.


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