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Canon Paris Expo 2005 : Ecrans SED et OLED à l'honneur

7 octobre 2005


Après une présentation (très) privée au cours de l’IFA 2005, sur le stand Toshiba, les premiers téléviseurs SED étaient présentés lors la Canon EXPO 2005 à Paris. Des milliers de professionnels du secteur ont ainsi pu découvrir un premier exemplaire de téléviseur à écran plat basé sur cette technologie novatrice et usiné, semblerait-il, en petite série.


Les spécifications de ce 36 pouces stylé sont alléchantes, aussi bien pour la définition très élevée (1920 x 1080 pixels) que le rapport de contraste au-delà de toutes nos espérances (100 000:1). Nous avons constaté, de visu, la véracité de ces annonces : les noirs n’ont jamais été aussi profonds, même avec d’excellents moniteurs professionnels. Il en va de même pour la réactivité de l’image, sans aucune rémanence possible, avec une stabilité très supérieure à la fameuse référence qualitative qu’ont constitués les tubes cathodiques.



Le secret d’une prestation aussi convaincante, c’est justement la technologie SED développée par Toshiba et Canon, unis par une joint venture depuis le début de l’année 2004.




Pour calmer les septiques d'entrée de jeu, un comparatif LCD / Plasma / SED était organisé. Les trois types d'écran plat affichaient simultanément la même image fournie par une source haute définition de qualité extrême, puisque non compressée.



Second round, qui met tout le monde KO : la consommation électrique. L'image SED parait bien plus lumineuse qu'un plasma et autant sinon plus qu'un LCD. La consommation du LCD est constante, autour de 138 W, le plasma oscille entre 350 et 100 W, le SED ne dépasse jamais les 150 W et reste souvent autour des 100 W. Sachant que le produit n'est pas finalisé et que les outils de mesure "débordent" de 30 W au repos, les deux technologies conccurrentes sont battues à plat de couture.


Le principe de fonctionnement est, finalement assez simple. On utilise pour chaque pixel, ou plutôt sous pixel (rouge, vert, bleu) un micro tube cathodique. Celui-ci est constitué d’un substrat en verre sur lequel reposent des phosphores. Ceux-ci sont excités par des électrons envoyés à très haut voltage par un « mini canon à électron » positionné seulement 2 mm derrière lui.


Comptez bien, sur un écran « Full HD » comme celui-ci (1920x1080 pixels) on dépasse les 6 millions de canons ! D’où un temps de développement assez long, comme l’indiquent les dates de disponibilité, entre « fin 2005 au japon » évoqué par Toshiba pour de premiers exemplaires à un plus probable « fin 2006 / début 2007 » évoqué chez Canon pour un produit de dimensions généreuses (on parle de 50 pouces).

OLED : la quatrième alternative

Le SED n’est pas la seule technologie dans laquelle s’engouffre le département recherche & développement de Canon. L’autre voie se nomme OLED, vous la connaissiez sûrement déjà. On parle en effet de cette technologie depuis bientôt cinq ans comme successeur du LCD et du plasma. De écrans OLED monochromes, voire couleur de très petites dimensions, sont même déjà intégrés aux baladeurs numériques et téléphones portables.

Canon a indiqué sa volonté de développer le SED pour les grandes tailles d’image ; présentement 36 pouces, mais probablement 42 ou 50 à l’avenir. Pour subvenir aux besoins en petites tailles d’image, l’OLED tombe à pic. Canon entends développer cette technologie pour ses appareils photo numérique, notamment, mais également pour tous les périphériques portables ou écrans informatique.


Principe de fonctionnement d'un écran OLED
Les écrans OLED sont assez proches des SED : chaque pixel, ou plutôt sous pixel est un élément lumineux excité par un courant électrique. Pour le SED, des électrons excitent des phosphores. Pour l'OLED on utilise des diodes organiques, variantes de ces petits points lumineux de couleur présents dans la quasi totalité des appareils électroniques aujourd'hui.

Un modèle 2.4 pouces était présenté au public. La résolution d’image est élevée (640x480 pixels) tout comme le rapport de contraste (500:1) et la luminosité (500cd/m²). De quoi balayer tous les écrans LCD des appareils nomades, moins lisibles en plein jour et beaucoup plus gourmands en énergie que les diodes utilisées dans les écrans OLED. On note également une épaisseur record, à terme proche du millimètre.

Les difficultés de mise au point d’écrans OLED sont bien réelles. Même si l’on voit quelques prototypes pointer le bout de leur nez, la réalité industrielle est toute autre. La commercialisation des petits écrans est indiquée entre 2006 et 2007, les plus grandes tailles ne sont même pas encore mentionnées.


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