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Un Home Theater de A à Z GENERAL : Partie 4 L'équipement

22 août 2005


Si vous avez suivi l'article précédent, vous avez tout ce qu'il faut pour choisir vos câbles. Mais faites attention! Une fois le câblage installé, votre système est figé...Donc, si vous n'avez pas prévu de multiples options, il est trop tard.
En principe, les choix qui président au câblage sont directement liés à la configuration du système, laquelle configuration vous dicte la catégorie d'appareils qui entrent dans sa composition. Pour illustrer mon propos, si vous avez un système de son utilisant un ampli processeur intégré, votre câblage sera inadapté à un système avec processeur indépendant / filtre actif / multi-amplification.
De même, si votre projecteur est câblé uniquement en composite et S-Vidéo, vous ne pourrez raccorder la sortie HDMI de votre lecteur DVD « dernier cri » qu'au prix du passage d'un nouveau câble, après avoir vérifié, évidemment, que ledit projecteur accepte ce standard.
Si vous craquez, c'est là que c'est bien d'avoir eu recours à un installateur: Vous pouvez passer vos nerfs sur lui, tout est de sa faute...
Enfin, admettons que tout se passe bien. Il vous reste à faire votre shopping.

1. Choisir votre configuration de système
Comme évoqué précédemment, une configuration basique comporte un ampli-préampli-processeur intégré qui sera le coeur du système. A cet appareil magique, on va raccorder toutes les sources (lecteurs et divers terminaux) et tous les diffuseurs (enceintes passives, subwoofer actif, projecteur).Cà, c'est tout simple.

Bon, maintenant, si l'une de vos sources est du type « juke box DVD », si vous raccordez plusieurs ordinateurs reliés en réseau et quelques décodeurs satellites, çà complique un peu les choses...
Si maintenant vous avez envie de distribuer différents signaux vers différents diffuseurs situés dans des pièces différentes, avec la possibilité de choisir indépendamment chaque programme dans chaque pièce, çà complique encore.
Mais au moins dans votre pièce principale, vous voulez une superbe image et un son « au top ».

Vous allez donc faire passer vos signaux vidéo par un scaler externe. Vous allez choisir un écran offrant un système de masquage motorisé parfaitement adapté au format de l'image projetée Vous opterez pour un préampli-processeur indépendant des amplificateurs de puissance Entre ce processeur et les amplificateurs, un filtre actif permettra un fonctionnement optimum des transducteurs Un système d'égalisation paramétrique peaufinera le tout Modestement, pour le multi-room vous resterez en amplification intégrée. Dans chaque pièce, une télécommande permettra d'appeler n'importe quel programme, de choisir un DVD, éventuellement de finir de regarder un film dont vous avez vu le début à un autre moment dans une autre pièce Un accès protégé par un mot de passe (contrôle parental) vous permettra de dissimuler à tout autre utilisateur le fait que vous avez enregistré la totalité des documentaires sur les collections de papillons au cours de ces cinq dernières années, et vous pourrez les visionner en secret.

Vous avez compris, la complexité (et le budget) du système n'a plus rien à voir avec la proposition basique.C'est à ce stade qu'il faut impérativement évaluer la limite de votre compétence: Le système dont vous avez envie est-il suffisamment simple pour que vous puissiez le gérer tout seul?
Attention, votre égo vous suggère toujours de surévaluer votre compétence...
Au moindre doute, rendez-vous au guide des installateurs sur CineNow. Si vous souhaitez continuer, l'étape suivante est l'achat de matériel.

2. Choisir des sources
Ce n'est pas le plus difficile. Il vous faut un lecteur de DVD, éventuellement un enregistreur, un terminal câble ou satellite (souvent fourni en location avec l'abonnement, ce qui restreint le choix), pourquoi pas un ordinateur (les jeux en 5.1 sur grand écran sont mortels!) et un serveur multimédias.
Dans ce domaine, il y a d'ailleurs quelques nouveautés fracassantes, comme le serveur Juke-Box DVD multi room à accès multiples et instantanés Kaleidescape (très, très cher),

 

 

ou le serveur tous formats (DVD-TV-TVHD-CD-Web-DiVX etc). MediaMax de chez Axonix (encore cher), ou plus simplement l'enregistreur de programmes TV sur disque dur TiVo (beaucoup plus abordable, mais nettement plus limité).
Si vous n'êtes pas professionnellement impliqué dans l'installation de réseaux, je vous déconseille vivement toute velléité d'installation « DIY » dans ces derniers cas, mais les perspectives font quand même bien rêver.

Plus prosaïquement, si vous n'avez pas choisi de vivre aujourd'hui dans la science fiction qu'on attendait seulement pour dans quelques années, vous allez devoir choisir un lecteur DVD.
Là encore, il faut penser au futur proche, à moins que vous n'ayez l'intention de « poubelliser » votre lecteur tous les six mois. Choisissez donc un modèle qui soit à la pointe de la multiplicité des formats, standards et protocoles de communication. Peut-être que çà ne vous servira à rien, mais çà ne l'empêchera pas de fonctionner. Dans le cas contraire, vous pourriez le regretter sous peu.

La qualité vidéo est une chose importante à prendre en compte, évidemment. Elle varie suffisamment d'un lecteur à l'autre pour qu'un simple comparaison soit révélatrice.

La qualité du son d'un lecteur DVD dépend de beaucoup de choses, certes, mais avant tout du convertisseur/décodeur. Or, tous les « processeurs » du marché sont équipés de tels décodeurs. Il peut être plus simple de choisir votre lecteur en fonction du seul critère vidéo, et de laisser le processeur se débrouiller avec le signal numérique encodé (donc, ne raccordez que la prise coaxiale). Bon, les puristes vont hurler, mais si vous entrez dans leur logique, soit vous devenez expert vous-même (çà peut prendre du temps), soit vous faites intégralement confiance à un installateur qui vous a prouvé son savoir-faire par une démonstration totalement convaincante.

3. Choisir le vidéo projecteur
Ce choix, très difficile il y a seulement deux ans, s'éclaircit nettement: Les progrès ou « plus » technologiques qui distinguent un appareil du lot de la concurrence restent très onéreux (tri-DMD, Lcmos) et ne seront pas vraiment abordables avant quelques années. Les progrès qualitatifs réalisés par les puces DMD Texas Instruments sont tels qu'il n'y a pas lieu de chercher ailleurs, hors appareils à budgets stratosphériques. Actuellement ( et encore au moins pour les trois semaines à venir), deux puces se taillent la part du lion (eh oui, deux puces pour un lion!),

 

 

la Matterhorn (16/9 PAL WSVGA) en entrée de gamme et la Mustang HD2+ en plus haut de gamme (16/9 WXGA). Ces deux puces se trouvent dans des appareils offrant d'excellents rapports qualité/prix entre 4000 € et 12000 €, typiquement. On peut trouver que tel appareil est légèrement plus performant ici où là que son concurrent, mais ceux qui se partagent la même puce offrent des performances tellement supérieures à ce qui était équivalent il y a seulement un an...
Une connectique DVI est maintenant quasi universelle, mais une connectique HDMI serait un plus si vous avez une source l'offrant. Il existe des adaptateurs, cela dit...

4. Choisir l'électronique
Là, on va du plus basique au plus sophistiqué. Les choix d'électroniques sont avant tout audio: Je vous conseille de raccorder votre « meilleure » source vidéo (DVD, D-VHS ou EVD si vous avez accès aux soft chinois) directement au projecteur par la liaison la plus directe, si possible en tout numérique. L'électronique va donc prendre en charge l'audio et la vidéo des autres sources.
L'élément le plus déterminant à choisir est le processeur, qu'il soit intégré à un amplificateur multicanaux ou un élément indépendant.
Certaines des qualités d'un processeur peuvent être évaluées sur le papier:

Les standards acceptés (en général, ils les acceptent tous, sauf dans le bas de gamme) L'ergonomie d'utilisation. Personnellement, je déteste avoir à passer par des menus OSD, et j'ai une préférence pour les affichages sur un petit écran LCD en façade (souvent cher), ou sinon un affichage plus conventionnel des fonctions en lettres LED sur une fenêtre.

 

 

Le bass-management. Cà, c'est vraiment important! Tous les systèmes de bass management ne sont pas complets, et ne sont pas forcément explicites. Il faut d'abord connaître le type d'enceintes que vous utiliserez. Certains systèmes de bass-management ne permettent pas de différencier la configuration des enceintes latérales et de l'enceinte centrale. Ceci n'est acceptable que si vos trois enceintes frontales sont identiques. Le LFE mix, qui est un autre élément du bass management. Soit il est automatique, soit réglable. Il s'agit, en principe, de la quantité de signal grave (<80hz) mélangée au signal LFE sur la sortie sub. S'il est réglable, soyez certain de comprendre que ce que le constructeur appelle « LFE mix » correspond bien à cette notion. Souvent, les multiples traductions à partir du Japonais prêtent à confusion.

Les autres qualités d'un processeur ne peuvent s'évaluer que par essai, ce qui peut s'avérer compliqué. La meilleure solution est d'identifier celui qui est utilisé dans l'installation qui vous a le plus convaincu, et de recouper cette information avec celles que vous pouvez obtenir d'utilisateurs indépendants (forums Internet, relations personnelles).
Le ou les filtres actifs, s'il s'agit d'un système d'enceintes multi amplifiées, doivent être impérativement calibrés par le fournisseur des enceintes. Régler un filtre actif exige des instruments de mesure de type MLSSA et une solide formation en acoustique. Ne vous y risquez surtout pas « à l'oreille », vous iriez droit à la catastrophe.

 

 

Les amplificateurs doivent être choisis en fonction de leur linéarité, c'est à dire de leur capacité à n'être qu' "une boîte noire avec du gain". Choisissez de modèles puissants: les besoins en réserve dynamique dans les applications Home Theater sont très supérieures à ce qu'on demande à un système Hi-Fi d'écoute de musique. La linéarité de l'augmentation de puissance en fonction inverse de l'impédance est également un critère révélateur de la qualité d'un amplificateur. Vous pouvez utiliser des amplificateurs professionnels (souvent très puissants pour un prix raisonnable), mais s'ils sont ventilés, vérifiez leur niveau de bruit ou placez-les dans un local technique séparé.

5. Choisir les enceintes acoustiques
Aïe! Stop, çà se complique. Ce sujet est assez vaste et sensible pour occuper tout l'article suivant (enfin, celui encore après, le suivant étant consacré à la description de la réalisation d'un auditorium modèle).


Lire aussi :
-Un Home Theater de A à Z PRO Partie 1
-Un Home Theater de A à Z PRO Partie 2
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