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Le Home Cinéma ça ne marche pas : Partie 3

3 août 2005


Que faire pour que ça marche?

LE CHOIX D’UNE PIÈCE

L’installation d’un système Home cinema dans votre habitation n’est pas quelque chose d’anodin. Si, par exemple, vous changez votre cuisine, vous allez (du moins c’est le but) gagner en confort ou commodité pour faire la cuisine. L’effet de cette décision restera cependant dans la cuisine. Si vous installez (ou changez) un système home Cinema, c’est toute votre façon de consommer des images et du son qui va être radicalement modifié. C’est aussi, dans bien des cas, une modification de votre cadre de vie.
Donc, au lieu de vous précipiter sur la lecture des bancs d’essai du dernier vidéoprojecteur à la mode, offrez-vous le temps d’une réflexion globale sur le Home Cinema , ce qu’il peut vous apporter, et à quel prix.

1) Les questions de base

Pour vous aider dans votre réflexion, je vous propose quelques grandes lignes de base, qui constituent qu’un minimum. Il ne faut pas pour autant vous y limiter, tout élément que vous jugerez pertinent doit être retenu.

Que voulez-vous regarder ?
Je devrais dire "et entendre". Suivant que, pour vous, l’intérêt essentiel d’un système Home Cinema est le cinéma, les matches de football, ou encore les jeux vidéo sur console, vos orientations ne seront pas les mêmes. Les choix qui devront être faits ne le seront pas non plus.
On peut regrouper les types de programmes en quelques grandes catégories. Il est important pour vous de savoir lesquelles vous privilégiez, ceci pouvant vous éviter des déceptions ultérieures. Elles sont : Les films à grand spectacle
-Les films d’auteur et les films anciens
-La retransmission d’évènements sportifs
-Les émission de télévision et les téléfilms
-Les enregistrements vidéo de concerts
-Les jeux sur console

Une réponse à ces questions va déjà vous orienter vers un format d’image, 4/3, 16/9, et même, pourquoi pas si vous privilégiez les films à grand spectacle, 2.35.
Cela va également influer sur la taille de base de l’écran et le type de système audio qui sera adapté à vos besoins.

A quel moment de la journée consommez-vous de l’audiovisuel ?
Si vous regardez la télévision pendant vos repas, si vous mettez un chaîne musicale en fond sonore en faisant autre chose, ce n’est évidemment pas le même mode de consommation que si vous regardez un DVD de location après dîner.
La question peut s’énoncer autrement : Quel est le niveau d’attention que vous accordez au spectacle audiovisuel que vous consommez ? Quel est le niveau de lumière requis dans la pièce à ce moment.
Si, comme beaucoup, vous répondez à cette question par « çà dépend », il faudra conserver votre téléviseur habituel, le Home Cinema étant un complément, non un remplaçant.

Qui ou avec qui ?
L’écoute de CD sur une chaîne Hi-Fi haut de gamme constitue, c’est bien connu, un élément de base dans le contentieux des couples : D’un plaisir solitaire à la manifestation intangible d’un égoïsme souverain il n’y a qu’un pas, tout est question de point de vue...
Heureusement, le Home Cinema échappe à cette logique réductrice. Il a plutôt tendance à réunir les individus dans la même pièce et au même moment, ce qui ne fait que du bien à l’harmonie dans les familles.
Encore faut-il déloger votre fiston en crise d’acné qui squatte le système pendant une partie de la journée, connecté sur sa Playsation. Récupérer l’usage de votre installation, avec un commentaire justifié sur un certain retard dans les devoirs scolaires, vous vaut pour gratification quelques rauques borborygmes, mais après tout c’est pour la bonne cause.

Donc, il vous faut savoir si l’usage principal de votre système se fait :
-Seul
-En couple
-En famille
-Avec des amis à l’occasion
-Avec la bande de copains étudiants avec qui vous partagez l’appartement

La réponse à cette question va influer sur l’emplacement du système et sur l’aménagement de la pièce.

2) Il faut choisir la pièce

Ne vous y trompez pas, c’est l’acte le plus important. Pour beaucoup, c’est évident, il n’y a pas à choisir : on met le système à la place de la télé, et puis voilà.
Grave erreur...
D’abord parce qu’un système de Home Cinema n’est pas un téléviseur et qu’il ne remplace pas une télé.
Ensuite, il est beaucoup plus grand.
Mais surtout, il est beaucoup plus impliquant.
Les réflexions préalables ci-dessus ne sont pas un exercice de style, ni un mode d’entraînement à l’introspection. Elles vont vous permettre un premier choix : le système de home cinema sera-t-il installé dans le salon, dans le « living » ou dans le sous-sol ?
En pratique, votre mode d’utilisation sera radicalement différent selon la réponse à cette question.
Les caractéristiques du système devront également être très différentes.


Si votre Home Cinema se trouve dans une pièce dédiée, il correspond réellement à l’idée d’un mini-cinéma à domicile. On quitte la pièce où l’on se trouvait, on cesse l’activité précédente, pour aller regarder un film (ou tout autre spectacle). Typiquement, cela se passe après le dîner, et toute la famille descend en même temps (sauf le fiston acnéique qui doit rattraper son retard sur ses devoirs).

S’il se trouve dans la salle à manger, on profite des pubs après le JT de 20 heures pour débarrasser la table, puis on baisse la lumière, on descend l’écran enroulable (Merci à ceux qui ont pensé à ajouter la RF sur les télécommandes universelles), et on met le DVD loué quelques heures plus tôt au vidéoclub.
Avant de se poser le problème de la faisabilité de l’implantation dans telle pièce ou telle autre, il faut savoir ce qu’on souhaite, entre ces deux scénarios. Car répétés très souvent (peut-être presque tous les jours), ils vont devenir une composante de votre mode de vie.
Il faut également envisager d’autres aspects, comme les problèmes induits, par exemple : Dans le cas du système dans une pièce de vie, cette pièce est, pendant la projections, condamnée pour toute autre activité. Votre fiston (vous savez, celui qui utilise la PS-2) condamne la pièce tout le dimanche après-midi, et sa petite sœur n’est pas contente. De même, le soir, il ne peut pas faire ses devoirs à cause du bruit, et justement, il ne retrouve plus son casque insonorisant...
Si vous partagez l’appartement avec vos copains, l’installation dans la pièce commune principale va condamner ceux d’entre eux qui voulaient avoir cette discussion essentielle sur la thèse de Maschintruk « Le non-être, concept pseudo-révolutionnaire » à regarder le dernier épisode de la série « Friends ».

Maintenant, si vous avez choisi la salle dédiée, la question toute simple est : Combien de fois renoncerez-vous à éteindre la télé et aller voir un film dans votre cinéma privé, par simple « flemme » de vous déplacer ?

Bon, maintenant, partons du principe que vous avez fait cette réflexion, que vous savez ce que vous voulez, et en appréciez pleinement les implications, conséquences, responsabilités... et les plaisirs que vous apportera votre installation.
Il est temps de voir ce qui est possible.

3) Faisabilité

Là, on entre dans le concret.

Espace disponible

La première chose à examiner est la pièce dans laquelle sera installé le système. Elle doit être de taille suffisante pour que le nombre de spectateurs maximum prévu puisse tenir confortablement, avec possibilité de poser un verre à côté de leur fauteuil, le tout dans à peu-près un tiers de la pièce.
Si vous devez asseoir des spectateurs sur des chaises de cuisine, oubliez tout de suite cette pièce. Ensuite, représentez-vous le système installé. Ne le mettez pas systématiquement dans le sens de la longueur de la pièce : Si elle le permet, il peut y avoir des avantages à le disposer dans le sens de la largeur.
Faites un plan, un dessin , un croquis, quelque chose, quoi.
Déterminez les dimensions de l’écran, et représentez-le en place. Est-il entièrement visible par tous, est-il bien en face de l’endroit où vous mettrez le projecteur ?
L’écran est-il suffisamment éloigné des murs pour éviter d’avoir à les traiter acoustiquement ?
L’acoustique est-elle acceptable ?
Si votre pièce répond bien à tous ces critères, tout va bien pour l’instant. Si ce n’est pas le cas, ou si vous avez des doutes, surtout prenez l’avis d’un (bon) professionnel.
Si vous avez choisi d’installer votre système dans une pièce de vie, vous allez devoir composer avec les autres utilisations de la pièce. Les questions précédentes restent tout à fait pertinentes. Le tout est de savoir commet y apporter des réponses positives en accommodant les autres contraintes d’une pièce de vie.
Ces contraintes ont des niveaux variables : doit-on nécessairement préserver l’implantation actuelle de la pièce, ou peut-on envisager de la ré-aménager, de modifier ou de changer la place des meubles, la décoration ?
Souvent, l’implantation d’un Home Cinema est l’occasion de réfléchir à la disposition et au choix du mobilier dans une pièce, réflexion qui peut s’avérer bénéfique dans bien d’autres domaines.

Si vous choisissez la pièce dédiée, vous allez souvent découvrir un autre problème : Vous avez prévu quatre murs, un sol, un plafond (il y a toujours çà dans une pièce), un écran, un vidéoprojecteur, un système audio, et quelques sièges. Bien...
Le problème, c’est que l’acoustique est épouvantable !
C’est rarement le cas dans une pièce de vie, qui est meublée, décorée, un peu « cozy » et qui contient de ce fait un nombre important d’éléments acoustiquement absorbants et diffractants, créant ainsi un environnement acoustique à la fois confortable et adapté au Home Cinema.
Dans les pièces dédiées, le mobilier qui n’a pas de fonction propre. De ce fait, on l’oublie souvent. La solution peut être un vrai traitement acoustique de la pièce, ou même une conception acoustique totale dans le cas où la pièce a été créée pour le Home Cinema, par exemple en récupérant une partie de sous-sol.

Budget disponible

Le Home Cinema se démocratise, entend-t-on partout. Oui, c’est vrai pour le « HomeCinétélé » qui consiste en l’adjonction d’un pack d’enceintes en plastique à un téléviseur 16/9.
Le « vrai » home Cinema, en projection frontale, voit également son rapport qualité/prix s’améliorer, mais on ne peut encore utiliser le terme de démocratisation.
On peut envisager d’acquérir les composants principaux d’un système capable de fonctionner de manière satisfaisante pour un budget à partir de 12 000 Euros environ, mais on est encore loin du compte.
Dans l’obligatoire inventaire à la Prévert, on a négligé quelques éléments sous prétexte qu’ils ne paraissent pas essentiels. C’est un tord, cette négligence pourrait bien vous ramener aux deux articles précédents : « Le Home Cinema, çà ne marche pas. Pourquoi ? »

Pour faire fonctionner un système, vous avez besoin au minimum de :
-1 Ecran (non, pas un mur blanc, n’insistez -pas)
-1 Projecteur
-5 Enceintes large-bande dont 2 surround, ou plus.
-1 Subwoofer
-1 Ampli-processeur intégré ou en éléments séparés, avec autant de canaux que d’enceintes
-1 Lecteur de DVD
-5 (ou plus) câbles haut-parleur
-1 câble S-VHS
-1 câble vidéo 3 composantes
-1 câble audio analogique coaxial blindé
-1 câble audio coaxial numérique
-3 câbles secteur
-1 télécommande universelle programmable
-Des goulottes ou passages de câbles
-Le service d’un installateur compétent
-Les aménagements de la pièce
-Une pièce pour recevoir votre installation
-De la patience et de l’ouverture d’esprit
br> A l’évidence, si vous habitez dans une grande ville, l’élément le plus onéreux va être la pièce. Que ce soit à Londres ou à Paris, le prix du m2 est tel qu’il devient ridicule de chipoter sur le prix d’un vidéoprojecteur, si vous avez opté pour une pièce dédiée.
Si vous avez choisi d’installer votre système dans une pièce de vie (c’est souvent nécessaire en milieu urbain), le poste « pièce » égale zéro. Le poste « aménagements de la pièce » va, par contre, devenir important. Vous allez, de plus, y ajouter des surcoûts au matériel : L’écran, par exemple, sera motorisé. D’autres motorisations pourront s’avérer nécessaires, par exemple pour déplacer un enceinte qui gêne le passage ou se trouve devant une fenêtre lorsqu’elle n’est pas utilisée.
Si ces surcoûts vous semblent difficiles à accepter, n’oubliez pas de les comparer avec le prix d’une pièce de 25 m2...

Bon, l’idéal c’est encore d’habiter à la campagne et de disposer d’un vieille grange désaffectée... Quand je vous disais que le Home Cinema pouvait affecter votre mode de vie !

Pour revenir à une notion de budget, nous voyons que le Home Cinema reste réservé à une clientèle aisée, ou passionnée au point d’y consacrer un budget équivalent à celui de leur voiture. Au fait, les voitures sont de plus en plus fiables de nos jours. Pourquoi ne pas garder celle que vous avez deux ans de plus que prévu ?
De façon amusante, nombre de consommateurs prévoient pour le home cinema un budget de exactement 15 000 Euros.
Ce chiffre arbitraire vient d’un passage mal digéré du Franc à l’Euro, et correspond au chiffre rond de 100 000 F. S’il est possible à ce prix d’obtenir un système qui fonctionne de façon satisfaisante en salle dédiée (non compris le coût de la surface), c’est déjà beaucoup plus délicat dans une pièce de vie. Par ailleurs, ce chiffre ne précise pas la taille de l’écran, qui va mettre en jeu une série d’équilibres déterminants pour les autres composants.
Il serait beaucoup plus réaliste de partir d’un chiffrage complet, en comptant tout l’inventaire ci-dessus (la patience n’a pas de prix), y compris ce qu’on possède déjà (la pièce, par exemple). Il faut ensuite mettre en face du budget les autres contraintes.

Les autres contraintes
Les autres contraintes sont typiquement de deux ordres : Fonctionnelles ou techniques.
Les contraintes techniques sont celles qui viennent du système lui-même :
-Bonne visibilité de l’écran
-Possibilité d’obtenir la pénombre dans la pièce à tout moment
-Bon environnement acoustique
-Absence de miroir ou de surface réfléchissant la lumière à proximité de l’écran
-Passage des câbles
-Absence de surface acoustiquement réfléchissante à proximité immédiate des enceintes frontales
-Qualité de l’alimentation secteur

Les contraintes fonctionnelles sont liées à la pièce elle-même :
-Ne pas entraver la circulation
-Permettre toutes les ouvertures des portes et fenêtres
-Offrir une bonne isolation acoustique pour le voisinage
-Conserver une apparence agréable, lorsqu’il s’agit d’une pièce de vie

Ces contraintes sont souvent conflictuelles, surtout dans une pièce de vie, et surtout lorsqu’il y a plusieurs personnes à décider (évitez de discuter du sujet le jour où votre belle-mère passe à la maison).
Quand tout sera clair, vous aurez déjà éliminé la majorité des causes de déception trop souvent procurées par les installations de Home Theater.

4) Le piège du placard à balais

Un piège bien connu consiste à prendre d’abord la décision d’installer un système, et ensuite de choisir l’endroit où on va l’installer par éliminations successives.
On retrouve invariablement le système dans le placard à balais, ou renfoncé sous un escalier en colimaçon, ou de biais dans un angle « parce qu’il n’y avait pas d’autre endroit ».
Dans ce cas, il vaut carrément mieux s’en passer, et rester à la vieille télé 4/3.
En réalité, ce genre de conclusion provient très souvent (pas toujours, c’est vrai) d’un manque d’imagination.
La motorisation d’un composant, une disposition perpendiculaire à l’axe de la pièce, le choix d’une autre pièce, ou l’acceptation de changer quelque chose dans la disposition des meubles peut apporter une solution parfaitement satisfaisante.

Un autre écueil souvent rencontré est que l'on pense avoir trouvé l'endroit idéal, tout va bien, mais il y a un lustre qui pend exactement là où doit passer le faisceau du projecteur.
Dans ce cas, soit vous choissez un projecteur à distance focale très courte qui puisse passer devant le lustre, soit vous changez de place au lustre. Ce n'est pas si terrible que çà.
Pour échapper à ce piège, la meilleure solution est encore souvent de faire appel aux conseils de professionnels expérimentés dans l’installation de Home Theater. Une grande part de leur métier est de résoudre les problèmes d’implantation, et il ne faut pas l’oublier : Un Home Theater n’est rien d’autre qu’un cinéma chez soi. A priori, les habitations n’ont jamais été conçues pour abriter un cinéma. En installer un n’a donc rien d’évident, et l’expérience reste le meilleur remède aux problèmes qui se posent inévitablement.

5) La disposition du système dans la pièce

La disposition d’un système dans une pièce ne pose à priori que des problèmes par rapport à son aménagement.
La disposition des différents éléments est essentielle pour obtenir un bon résultat. Elle obéit à des lois assez simples, répondant à un bon sens évident, mais qu’il vaut mieux ne pas contourner.
L’origine de ces lois se trouve dans la disposition invariable du cinéma en salles.
-L’axe du vidéoprojecteur doit être dans le plan médian perpendiculaire à la surface de l’écran.
-L’enceinte centrale doit être dans ce même plan médian. Il est très souhaitable que l’écran soit perméable au son, et que les trois enceintes frontales soient derrière celui-ci
-Les trois enceintes centrales doivent être de même type, et placées à la même hauteur dans la même position.
-Les enceintes gauche et droite ne doivent pas être trop proches d’un mur latéral, ce qui donc vaut pour l’écran.
-Les enceintes surround doivent être placées plus haut que l’audience. Elles doivent être en arrière de la zone d’écoute si elles ne sont que 2. Si elles sont 3 ou 4 (formats 6+1), elles peuvent encadrer la zone d’écoute.
-Tout miroir ou surface réfléchissante est à proscrire à proximité de l’écran.
-Le projecteur doit être fixé, et non simplement posé.
-La hauteur de l’écran doit être correcte. La ligne rejoignant l’œil du spectateur au centre de l’écran ne doit pas dévier de plus de 5° par rapport à l’horizontale.
-L’axe de projection doit être soit parallèle, soit perpendiculaire à l’axe de la pièce, jamais de biais.
-Si l’axe de projection est très éloigné de la médiane de la pièce, il faut prévoir un traitement acoustique spécifique, pour compenser la dissymétrie acoustique.
Dans le cas où il ne serait pas possible de respecter ces règles de base, il faut retourner aux paragraphes précédents.

6) Faut-il un traitement acoustique ?

La réponse à cette question tient dans le mot « traitement ». Si je suis malade, je vais voir un médecin pour qu’il me donne un traitement. Si j suis en bonne santé, je n’en ai pas besoin.
De même, si l’acoustique est satisfaisante, il n’y a aucun besoin de traitement.
C’est souvent le cas dans des pièces de vie, quand le système est installé suivant les règles de base.
Dans les pièces dédiées, on part souvent d’une page blanche, c’est à dire d’un volume brut. Il faut dans ce cas entièrement concevoir l’environnement acoustique de la pièce.
Contrairement à beaucoup d’idées reçues, le traitement ne consiste pas uniquement en l’ajout de matériaux absorbants (laine de verre, feutres, moquettes, isorel mou), mais en la répartition adaptée aux critères de la diffusion sonore des zones absorbantes et réfléchissantes.
Une pièce de vie agréable n’est pas une chambre sourde, et un Home Cinema ne donnerait pas un bon résultat dans un tel environnement.
Pour ceux qui comprennent ces termes, un temps de réverbération compris entre 0,5 et 0,7 secondes est à peu près idéal pour une salle de Home Cinema d’une surface comprise entre 20 et 50 m2. D’autres critères doivent être pris en compte, spécifiques aux systèmes de diffusion sonore 5+1 ou 6+1, tenant compte également des caractéristiques des enceintes, notamment de leur directivité..
En pratique, hormis les cas extrêmes d'environnements très réverbérants ou au contraire très sourds, il est difficile de dire qu'une acoustique est bonne ou mauvaise: Elle est plus ou moins adaptée à un usage.
Dans le cas du Home Cinema, l'environnement acoustique idéal, heureusement, est peu différent d'une acoustique confortable pour une pièce de vie. Simplement, il faut y ajouter une répartition spécifiques des zones absorbantes et réverbérantes en fonction de la position des enceintes; ou à contrario, placer le système de manière adaptée à l'environnement existant.
Si un traitement ou une conception sont nécessaires, il faut le faire.
Souvent, les traitements sont peux onéreux, les matériaux étant d’utilisation courante et leur mise en oeuvre très simple.
Par contre, on ne peut se passer d’une étude acoustique sérieuse : Le métier d’acousticien requiert une qualification d’ingénieur. L’amateurisme, même soit disant éclairé, est dans ce domaine définitivement à proscrire.
Beaucoup de gens croient avoir des notions d’acoustique, et sont de bonne foi. Ils se trompent lourdement. L’acoustique est une science exacte, plus précisément une branche de la physique. Si on ne possède pas les connaissances fondamentales de ce domaine, il ne faut surtout pas y toucher.

Un autre type de problème peut être rencontré : Les nuisances sonores, transmises au voisinage.
Très fréquent dans les immeubles anciens entre appartements l’un au dessus de l’autre, les défauts d’isolation appellent des solutions qui n’ont rien à voir avec le traitement des pièces : elles impliquent des travaux lourds, et bien entendu les autorisations nécessaires en immeuble.
Parfois, il peut être moins onéreux de déménager...
Si toutefois vous optez pour des travaux, faites appel à un cabinet de consultant en acoustique. Attention, cependant: Certains acousticiens sont spécialisés dans l'isolation, d'autres dans le traitement des salles et auditoriums, ce qui est différent. Si certains peuvent faire les deux, ce n'est pas le cas de tous.

7) L’impact sur votre mode de vie

Un système de Home Cinema est quelque chose qui modifie votre cadre de vie s’il est installé dans votre pièce principale. Si vous avez opté pour la salle dédiée, il passera beaucoup plus inaperçu. Quoique...
Désormais, votre approche du cinéma sera différente : Vous pourrez revoir à loisir les passages trop furtifs de certains films, voir les erreurs de script, percevoir des détails qui passent inaperçu sur un téléviseur.
Vous pourrez aussi vous plonger dans l’ambiance des concerts sans sortir de chez vous.
Le risque évident est justement, que vous sortiez moins souvent.
Vous allez progressivement passer de plus en plus de temps devant votre cher Home Cinema. Vous connecterez votre ordinateur sur le système, ce qui vous permettra de gagner du temps en vous faisant livrer, au lieu de faire les courses.
Evidemment, au lieu de sortir faire du sport, vous le regarderez.
Au lieu de faire la cuisine, vous mangerez des sandwiches.
Après le boulot, vous faites systématiquement un détour par le vidéoclub, pour louer un DVD.
Vous ne voyez plus vos amis, vous regardez Friends à la place...
Boulot, Home Cinema, Dodo.
Vous prenez du poids, et devenez acariâtre en même temps qu’adipeux. Vous commencez à perdre le sommeil, à faire de l’hypertension et plein de cholestérol.
Ce type de prophétie a déjà été fait il y a environ 40 ans par les Cassandres de la télévision. Ne les laissez surtout pas vous gâcher votre plaisir!





Prenons les choses dans l'autre sens: Si votre installation Home Cinema a changé votre vie, c'est qu'elle est réussie. Si vous avez gardé intactes vos habitudes, si vous l'utilisez peu, c'est qu'elle ne fonctionne pas comme elle devrait.

CONCLUSION

En fait, je vais vous dire un secret : Le Home Cinema, çà change la vie ! Oui, mais en mieux.
La chose importante, c’est de ne pas rater sa première expérience : elle coûte beaucoup trop cher pour çà. Une déception pourrait vous en dégoûter définitivement.
Ensuite, il y a fort à parier qu'il devienne un standard dans l'équipement des maisons au cours de la prochaine décennie, au moins à partir d'un certain niveau de standing.
A propos du mot "standing", une étude récente a montré que le Home Cinéma est entré dans les "top ten" des critères de standing en Norvège.
Pourquoi en Norvège? Simplement parce que celui qui m'a donné cette information y habite…

A Suivre…

Voir aussi :

-Pourquoi le Home Cinema ça ne marche pas Partie 1
-Pourquoi le Home Cinema ça ne marche pas Partie 2
Lire aussi la news sur le SOUND SCREEN de chez Avance Engineering


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