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Jeff Rowland Aeris : convertisseur DAC, de très bonnes idées, mais quelques manques

26 avril 2013


C’est à l’occasion d’un table ronde autour de boissons non-alcoolisées (Fanta et Aquafina, précisent les intéressés) sur le dernier salon High End de Munich qu’est née l’idée Aeris.

Aeris est le dernier DAC (convertisseur numérique analogique) de Jeff Rowland. Une marque très haut de gamme mais plutôt discrète, avec des produits au design unique et des performances invariablement à la hauteur de ce qu’on peut attendre d’un tel produit, “beau et (très) cher”.

Aeris repose sur de solides bases, 25 années d’expérience en audio “pure”, et six ans de travail acharné sur le numérique.

Les recettes employées pour la conception d’un tel produit, se voulant ouvertement élitiste, sont en partie classiques et en parties redoutablement intelligentes et novatrices.

Jeff Rowland AerisJeff Rowland Aeris

Par exemple, le fabricant annonce un taux d’erreur de jitter total de 10 ps (1 ps au niveau de l’horloge) , ce qui n’est, dans l’absolu, pas très glorieux. Bien entendu, un mécanisme “garde-fou” baptisé IsoSyncECS veille au grain. L’horloge de type VCXO (dont la déviation temporelle est contrôle par un ajustement en temps réel de la tension d’alimentation, et non pas par une simulation de haute température constante (TCXO), affiche une dynamique de 20-bit, soit un bon paquet de décibels de seuil de bruit.

La section conversion numérique analogique (DAC) en elle même a tout particulièrement retenue notre attention. Elle ne fait ni appel à des composants “tous faits” (Burr Brown, Cirrus Logic, Wolfson, ou les excellents ESS, voir même AKM) ni à un réseau de résistances calibré comme on peut en trouver chez MSB ou dCS.

La conversion se fait au sein d’un microprocesseur programmable appelé FPGA, ce qui signifie vulgairement circuit logique programmable (Field-programmable gate array en anglais dans le texte). Une fois programmé par Jeff Rowland, il va tout bêtement appliquer un algorithme de conversion propre à la marque, et transformer un signal numérique brut en de la musique. Jeff Rowland a conçu cet algorithme en ayant une parfaite connaissance des circuits environnants pour une harmonie sans doute exemplaire.

Sur toutes les entrées disponibles (SPDIF coaxiale et optique, ainsi qu’USB informatique) on déplore l’absence d’une connectique “pro” AES/EBU sur prise XLR. Un léger manquement, on aurait souhaité que le constructeur aille jusqu’au bout dans sa volonté de proposer un produit performant, complet, et encore une fois très cher.

Enfin, un contrôle de volume (numérique ou analogique, cela n’a pas été précisé) permet la connexion directe à un ou des amplificateur(s) de puissance, et les sorties analogiques (sur prises XLR symétriques cette fois) sont couplées aux circuits par des transformateurs de sortie, et non pas des composants dédiés type amplis-OP.

Disponible en France pour 9 500 euros


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