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Festival de Cannes 2010 : J9, l’année Juliette Binoche

20 mai 2010


Que vous soyez plutôt plage « Chéri Chéri » pour la fête Copie Conforme d’Abbas Kiarostami ou « Da da da Club » pour la fête Illégal de Olivier Masset-Depasse, il y a toujours une fête quelque part sur la Croisette entre minuit et quatre heures du matin.

Et ne croyez pas que ce genre de rendez-vous n’intéresse que les « people ». A la soirée Kiarostami on a vu d’éminents professeurs de cinéma et un directeur d’université jouer des coudes comme tout le monde afin d’exhiber le précieux carton d’invitation, sésame indispensable pour franchir le poste de contrôle gardé par d’ incorruptibles vigiles placés devant la tente en délire. Un peu plus tôt dans la soirée, on avait le choix entre un petit tour au sushi bar du stand japonais du village francophone et une dégustation de bières wallonnes chez nos amis belges. Et pour peu que l’on ait encore un peu de temps à perdre, une marque connue de vêtements chics nous conviait à visiter son showroom. D’où, chez certains festivaliers égarés par ces multiples tentations, un pas plus lourd, des paupières lasses et un taux d’endormissement en salles qui grimpe en flèche. Et ce n’est pas la projection de 22h30 de Copie conforme qui nous a tenus éveillés.

Juliette Binoche Juliette Binoche

Rarement Kiarostami nous avait livré un film aussi loquace, offrant à Juliette Binoche un rôle d’impénitente bavasseuse, celui d’une galeriste française tentant de réécrire une vie de couple avec un bel écrivain anglais le temps d’une demi-journée en Toscane. Elle est partout, cette année, Juliette Binoche qui, sur l’affiche officielle, habille de lumière la ville tout entière. Les applaudissements d’hier soir s’adressaient davantage à la comédienne, très généreuse dans son approche avec le public, qu’à ce long dialogue un peu foutraque.



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