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Le Home Cinéma ça ne marche pas : Partie 1

1 août 2005


Que faire pour que ça marche?

INTRODUCTION

Propos entendus
Il y a quelques temps, alors que j’exposais sur un salon de la Haute Fidélité et du Home Cinéma, à la cafétéria je surpris une conversation entre deux exposants d’un salon voisin de la micro-informatique :
"çà y est, j’ai fini l’installation de mon micro multimédia, çà marche d’enfer. J’ai mis une carte audio 5+1 pour le DVD. Après, je vais m’équiper en Home Cinéma..."
"T’es dingue, le Home Cinema c’est de la daube, çà ne marche pas !"

Là, j’ai failli m’étouffer avec mon sandwich, et inviter l’impertinent à descendre deux étages plus bas, pour voir et entendre un vrai Home Cinema en fonctionnement.
Puis, je me suis ravisé : Après tout, c’est peut-être lui qui a raison. Sur le salon où j’exposais, environ les trois quarts des démonstrations s’avéraient peu convaincantes. Pourtant, il s’agit à priori de présentations destinées uniquement à mettre en valeur certains équipements.
Imaginons des installations optimisées principalement par rapport à la gestion de stock d’un revendeur et aux critères drastiques de décoration imposés par les épouses des clients...
En y regardant de près, il faut bien admettre que les raisons pour lesquelles un système Home cinema peut ne pas donner satisfaction sont tellement nombreuses que peu doivent y échapper.
Pourtant, quand çà marche, c’est tellement magique...Reprenons les choses à la base.

Le Cinéma, c’est quoi ?

Sans entrer dans un historique du Cinéma, on peut dire que le "cinématographe" est ce qui permet de donner une apparence de réalité à une fiction. Un livre ou un récit sont des fictions qui font appel à l’imagination ; le théâtre dans une moindre mesure, car il impose un décor, mais ne prétend pas donner l’illusion que la fiction est réalité.

Au tout début du Cinéma, alors muet, une salle s’est vidée des ses spectateurs, paniqués par l’arrivée d’une locomotive fonçant sur eux. Les effets spéciaux étaient pourtant loin d’être ce qu’ils sont aujourd’hui.



Le grand progrès technique du Cinéma au 20e siècle fut la sonorisation. Associer le son à l’image a procuré au cinéma une capacité à créer de l’illusion sans précédent. De ces techniques de son au cinéma sont d’ailleurs nées la sonorisation de spectacle et ... la Haute Fidélité. Il peut être intéressant de s’en souvenir. Il ne s’agit que d’illusionnisme, d’ailleurs, et non de réalisme : L’impressionnant grondement des puissants vaisseaux spatiaux a toujours fait vibrer les audiences, de Alien au 5é élément (Ah, les crissements de pneus des taxis volants !), etc...
Il suffit de savoir que le son est une vibration de l’air pour comprendre que, si puissant soit-il, dans l’espace un vaisseau spatial n’émet aucun son.
Mais s’il était strictement réaliste, le cinéma ne serait plus un spectacle, et serait peut-être même moins crédible.
D’autres effets et les dialogues doivent, par contre, pour conserver leur crédibilité être absolument réalistes : Si aucun d’entre nous n’a entendu de vaisseau spatial ni de détonation nucléaire (ou si peu d’entre nous), chacun a entendu une voix humaine, la pluie tomber, une voiture démarrer, etc...
Là, la créativité de l’ingénieur du son est entièrement focalisée sur le réalisme et non sur l’illusionnisme. La base de ce réalisme est la cohérence des perceptions. Le Cinéma , pour l’instant, se limite à coordonner les deux sens dominants dans notre perception : La vue et l’ouïe.
De ce point de vue, la mise en parfaite cohérence et la synchronisation de ces sens, est un puissant moteur d’illusion.
"bon public" que ceux qui s’enfuirent à la vue d’une locomotive silencieuse en noir et blanc.
La création de l’illusion, celle qui permet au spectateur d’entrer dans l’action, d’oublier fugitivement qu’il est au cinéma, demande à la fois des moyens techniques et du savoir-faire qui sont essentiellement focalisés sur la mise en cohérence du son et de l’image, la clé de la crédibilité du spectacle.

Le Cinéma dans les salles publiques

Les salles publiques ont suivi des évolutions par paliers. Très grandes au début du 20e siècle, elles ont été sonorisées dans les années 30. La source sonore, monophonique, était avant tout destinée aux dialogues. Logiquement, elle était donc placée au centre de l’écran, derrière celui-ci pour ne pas être visible.
Pour laisser passer le son, on perfora l’écran d’une multitude de petits trous, invisibles à la distance où se trouvaient les spectateurs.



Dans ces années, le son était la technique innovante au Cinéma, et il concentrait toutes les énergies. Quelques années après est arrivée la couleur, qui a inversé la tendance : Les améliorations de l’image étaient devenues la priorité, et le son, toujours monophonique, cessa d’évoluer. C’est à cette époque que les proportions des écrans se sont élargies avec les formats 16/9 puis cinemascope.
Progressivement, les techniques du son au cinéma ont été distancées par celles des sonorisations de spectacle vivant et par la haute fidélité domestique.
La création cinématographique évoluait vers ce que l’on appelle le "cinéma d’auteur", plus intellectuel et se contentant de peu d’effets. Les salles devenaient de plus en plus petites, "intimistes", et la notion de spectacle devenait secondaire.
Des films comme Alien furent parmi les premiers à inverser cette tendance, avec une innovation importante : L’utilisation du tandem éclairage/son pour créer non plus des ambiances (façon Hitchcock), mais directement des émotions (façon aujourd’hui).
Les films-spectacle étaient de retour, mais la technique de son était restée en rade depuis les années 50. D’ailleurs, la plupart des cinémas dans le monde étaient équipées soit d’une unique enceinte Altec "Voix du théâtre", soit d’une nième copie de celle-ci.
Qu’importe, la société Dolby s’attela à la tâche et créa un concept de son stéréophonique pour le cinéma, toujours avec une voie centrale : Le réalisme des dialogues passe par là.
Les équipements n’ont suivi que lentement. Après Stars Wars les salles ont commencé à s’équiper en stéréo, mais à un coût minimum.
Parallèlement, l’intérêt du subwoofer (le terme date d’ailleurs de cet évènement) ont été découverts avec Tremblement de Terre.



Configuration Audio actuelle dans les salles de Cinéma
Quelques années auparavant, Stanley Kubrick avait créé l’évènement en exigeant de visiter toutes les salles devant diffuser son film Orange Mécanique, pour vérifier les conditions de diffusion avant de donner son accord. Meilleur business-man, Georges Lucas reprit l’idée quelques années après, cette fois en imposant des spécifications extrêmement précises permettant d’obtenir un label, THX.
Le cahier des charges, extrêmement détaillé, allait jusqu’aux plans des enceintes et caractéristiques des composants les constituant. Quant au filtre (actif), il était fourni par Lucas films en location.
Le son était redevenu un élément dominant du cinéma-spectacle, et tandis que la technique rattrapait le niveau des sonorisations de concerts, la création s’adonnait aux joies des effets spéciaux.
La maîtrise quasi-simultanée de l’encodage numérique du son sur les supports optiques des films et du traitement numérique de l’image (Jurassic park) a apporté des outils qui semblent encore aujourd’hui théoriquement sans limites aux créateurs de films.
Si on ne perçoit pas encore tout à fait les conséquences autres qu’économiques de la diffusion numérique de films (doit-on dire de films, puisqu’il s’agit désormais de vidéo ?), on peut parier que l’évolution est loin d’être finie.

L’adaptation à l’environnement domestique se fait très mal

A côté de ces évolutions impressionnantes du cinéma, on ne peut que rester affligé devant la dérisoire appellation "Home Cinema" d’un téléviseur (oui, bien sûr, il est 16/9, 100 Hz, écran plat, compatible progressif,...) entouré de deux enceintes colonnes Hi-fi espacées de 3m, surmonté d’une petite boîte en plastique répondant à l’appellation de voie centrale, deux haut-parleurs de la taille d’un paquet de cigarettes dissimulés derrière le canapé ayant reçu le pompeux nom de surround.
Très fier, l’heureux propriétaire vous fait illico une démonstration en connectant la 1, à l’heure du JT, puis enclenche un mode DSP particulièrement réussi qui donne l’impression que PPDA a été enregistré dans une cathédrale. Génial, Non ?
Cette caricature, hélas en est à peine une. Je ne reproche à personne l’idée de vouloir spatialiser le son d’un téléviseur, mais s’il vous plaît, retirez le mot CINEMA de tout çà !
Dans le concept Home Cinema, il y a Cinema -ou il y avait avant que le marketing des fabricants de téléviseurs ne s’approprient l’appellation, ce qui implique à mon humble avis que l’on se sente chez soi comme au cinéma.
Ou bien ai-je tout faux ?
Suivons, pur exercice de style, cette hypothèse extrêmement audacieuse que le Home Cinema devrait avoir quelque chose à voir avec le cinéma dans un contexte domestique...
Prenons maintenant le cas d’installations Home cinema pouvant prétendre reproduire à domicile les sensations du cinéma, donc fonctionnant nécessairement avec un projecteur vidéo et un "grand" écran. Faisons l’inventaire des points communs et des différences entre les deux :



La réalité du Home Cinema aujourd’hui est que le son et l’image sont traités comme des entités différentes, accrochées à leur histoire : Le son , c’est la Hi-fi, l’image, c’est la vidéo (VHS sur le téléviseur, camescope, etc...) Pour des raisons culturelles ou autres, les techniques impliquées (La vidéo et l’audio) dans le Home Cinema occultent totalement la finalité du concept : le cinéma à la maison.
Je ne serais pas surpris qu’une proposition d’installation présentée par un bon vendeur, conçue sur l’idée d’une première salle optimisée pour l’image, et d’une deuxième salle optimisée pour le son, trouve preneur...
Cela dit, si vous trouvez l’idée séduisante... Zappez la suite de cet article !

Les coupables

-Les journalistes
Les journalistes sont coupables d’influencer l’opinion de leurs lecteurs par des écrits ou des opinions qui ne sont pas toujours fondés, vérifiés, impartiaux.
Moi, par exemple, j’écris ces lignes avec une idée bien précise sur la façon dont un Home Cinema doit fonctionner. Suis-je donc un journaliste impartial ? Certainement pas.
La seule chose que je peux vous dire, c’est que je ne juge un système Home Cinema digne de cette appellation que lorsqu’il est capable de donner à son utilisateur des sensations équivalentes à celles ressenties au cinéma, mais dans un environnement domestique. Il est possible que je mette la barre vraiment très haut, non ?

-Les revendeurs
Les revendeurs sont coupables de vendre ce que leur demandent leurs clients. C’est absolument inadmissible. Ils devraient préférer déposer leur bilan (eh oui, les temps sont durs) (ou se suicider) (s’ils n’ont pas d’enfants) plutôt que d’accepter de vendre des produits que leur réclament ces ignorants de clients, alors que tout le monde sait qu’ils ne « marchent pas ».

-Les clients
Le client est roi, tout le monde le sait, surtout lui. Parfois le roi est nu, ou plus simplement mal informé. Il a trop lu la presse spécialisée, il s’est gavé des fiches techniques du matos "hype", et en a oublié l’essentiel : la cohérence et l’installation.

-George Lucas
Lui, c’est le jésuite du Home Cinema ! Certes, il a apporté un peu de bon sens dans la diffusion sonore des salles de cinéma, et son action a fait tâche d’huile, de nombreuses salles non labellisées THX ayant été améliorées en acoustique comme en moyens de sonorisation.
Mais en ce qui concerne le Home Cinema ! On trouve dans maints articles de Tomlinson Holman (le grand manitou du THX, avant qu’il ne claque la porte et soit remplacé par Laurie Fincham, ex-dirigeant de KEF qui a trouvé l’occasion de s’offrir une retraite dorée) qui expliquent pourquoi le son et l’image doivent être synchronisés, cohérents, etc...
Un seul article, publié en novembre 1989 dans le journal de la Japan Acoustical Society exprime clairement, en Japonais, que l’enceinte centrale doit être placée derrière et au centre de l’écran, qui doit être perméable au son.
Notons que les articles de la JAS ne sont pas accessibles au grand public, même s’ils parlent Japonais...
Les autres publications ont étés habilement travaillées, la cohérence du son et de l’image étant mentionnées comme "souhaitables".
Il ne s’agirait tout de même pas de se couper de la majorité du marché, c’est à dire des 90% d’installations qui mettent en oeuvre un écran imperméable au son, et trois enceintes disposées tout autour...

Vôte belle-mère
Eh oui, il faut bien se défouler ! Alors, comme votre belle-mère a probablement tous les torts (La vôtre, je ne sais pas, mais la mienne si !), elle doit bien y être pour quelque chose...

Profil type d’une installation qui ne "marche pas"

L’installation se trouve dans une pièce dédiée, au sous-sol. Il s’agit d’une pièce qui ne servait pas à grand’ chose, basse de plafond, rectangulaire, sans fenêtre. Bref, l’idéal.
Comme elle ne sert qu’au Home Cinéma, inutile de la meubler.
Les murs en parpaings sont recouverts d’un enduit blanc, pour avoir un aspect "clean", et on installe un système dans le sens de la longueur.
On choisit d’abord un projecteur vidéo qui doit être au moins XGA, puisqu’on "s’y connaît" en informatique. Le rapport luminosité/prix est le critère décisif du choix.
Pour projeter l’image, il faut un écran, le mur faisant trop "bricolage". On choisira un modèle enroulable, électrique, grand tant qu’à faire : Quand on a fini d’utiliser la salle, on peut enrouler l’écran, qui est ainsi dissimulé (dans une salle dédiée, c’est particulièrement utile...).
Ensuite, il faut un son Surround. On commence par descendre la chaîne Hi-Fi. Il y a au moins les enceintes "principales".
Il ne reste plus qu’à compléter par un ampli-processeur intégré qui fait aussi tuner. On pourra venir dans la salle dédiée pour écouter la radio... Puisqu’on est en format 5+1, il faut une enceinte centrale, type "d'Appolito" que l’on pose au sol faute de pied disponible, sous l’écran, deux enceintes Surround pas trop chères, et un Subwoofer.
C’est génial, après quelques week-ends passés à brancher le tout, on a réussi à faire tenir l’image dans l’écran. Bon, d’accord, ce n’est pas comme au Cinéma, mais c’est un Home Cinema.

Et si on regarde plus souvent la télé dans la salle à manger, c’est parce qu’on regarde plus souvent la télé qu’on ne va au Cinéma.

Regardons un peu ce qui cloche...

La taille de l’écran
La taille de l’écran peut sembler un critère anodin. C’est pourtant ce qui conditionne tout dans un Home Cinema : La taille de la pièce, les autres équipements, et donc le budget.



Différents formats proposés en 16/9 ou 4/3
Typiquement, les amateurs de télévision auront tendance à choisir un écran 4/3, trop petit.
Les amateurs de cinéma choisiront un écran 16/9 presque aussi grand que la largeur de leur pièce.

Au bout du compte, aucun des deux ne sera satisfait, mais ne remettra en cause son choix.
Deux exemples de ce qu'il ne faut pas faire:
-Le mur sur lequel se trouvera l'écran fait 4 m de large. Comme j'aime avoir une grande image, je vais donc opter pour un écran de 4m ou presque (3.80m, par exemple).
-Je cherche une image aussi détaillée et contrastée que possible. Je vais donc opter pour un écran de 1.20m de large, qui sera bien plus grande que celle de mon téléviseur actuel.

Ces deux approches opposées ont un défaut commun, très répandu : ne se préoccuper que de l'image, sans tenir compte du contexte, de l'environnement, ni des autres éléments du Home Cinema.
La déception est, dans ce cas, assurée.

La position des enceintes acoustiques

Là, on ne peut pas se tromper, on fait comme tout le monde. On met deux enceintes "principales" de part et d'autre de l'écran. Si l'écran est un peu large par rapport au mur, tant pis, on les mettra près des angles.



Configuration Home Cinéma en 5.1
S'agissant d'enceintes colonnes, elles sont à peu près à bonne hauteur.

Ensuite, on couche une petite enceinte centrale de type pseudo d'appolito (c'est à dire avec une fréquence de recouvrement trop haute pour fonctionner en vrai d'appolito -il y en a beaucoup sur le marché-) sous l'écran. On s'assure que la différence de hauteur entre les tweeters des enceintes principales et de l'enceinte centrale n'excède pas 60 cm.
(qui est l'imbécile heureux qui a défini ce critère? Sur quelle ignorance crasse s'est–il fondé?).
Cela dit, on peut faire pire : poser l'enceinte centrale directement sur le sol...
Pour finir, on installe un subwoofer dans un coin, et deux enceintes surround sur le mur du fond.
Et on obtient ainsi un Home Cinema qui fonctionne à peu près comme les autres, vive le panurgisme! Le problème c'est que les autres non plus ne fonctionnent pas de manière satisfaisante...
Oh! certes, un tel système fait du son spatialisé, et produit des basses.
Beaucoup de basses, d'ailleurs, avec quelques redondances, du traînage et des effets très spéciaux qui ne sont pas dans la bande son d'origine.

Les enceintes "principales" produisent un son un peu clinquant, avec l'aigu un peu proéminent.
La voie centrale passe de dialogues manquant d'intelligibilité, et les voix sont plutôt "colorées". Pour rattraper l'intelligibilité, on augmente le niveau de la voie centrale, mais on atteint vite le seuil de distorsion.
Les enceintes arrières, par contre sont bien présentes. D'ailleurs on entend très distinctement quand un son passe de l'avant à l'arrière. Il y a juste un manque de progressivité, et le son semble différent.

Mais après tout, c'est normal pour un Home Cinema...

L'implantation de la pièce ou son choix initial

J'ai vu quelque part un article prétendant guider les apprentis-installateurs en Home cinema exposant de façon très pédagogique, dessins à l'appui, comment installer son Home Cinema.

La première chose qui est apparue, c'est le choix de l'axe de la pièce. Un Home cinéma était symbolisé avec son axe de diffusion se confondant avec la longueur de la pièce. En dessous, il était sobrement écrit "Oui". A côté se trouvait un dessin de même dimension, avec l'axe de diffusion du Home Cinema dans le sens de la largeur de la pièce, barré d'une énorme croix rouge, avec le sous-titre "Non".
Je ne vois pas ce qui permet à ce journaliste d'être aussi catégorique : Je vois plein de problèmes à la disposition du Home Cinema dans le sens de la longueur, si la pièce n'est pas immense : Les enceintes gauche et droite vont se trouver près des murs, et présenter des irrégularités de réponse en grave et bas-médium importantes.

De plus, les réflexions courtes (<10 ms)(donc sur des murs proches) sont notoirement à éviter en diffusion sonore : Non perçues comme des éléments de réverbération de la pièce, elles sont assimilées à une incohérence de la source sonore, et réduisent l'intelligibilité.
Pour peu que les murs soient clairs, des réflexions de lumière peuvent aussi gêner l'image.
Autant de problèmes dont on peut s'affranchir en plaçant le système dans la largeur de la pièce.

Un autre problème fréquemment rencontré est le positionnement du Home Cinema dans un endroit bizarre, au motif qu'étant donné la position du mobilier, il n'y a que là qu'il puisse se placer.
De grâce, pensez à la possibilité de changer de place votre mobilier avant de décider.
J'ai vu des écrans entrant à moitié sous un escalier, le bord opposé touchant l'angle de deux murs. J'ai également vu des écrans installés de biais.
Sans parler des dissymétries totales. Cela peut cependant se résoudre avec le traitement acoustique approprié, mais dans ce cas, il faut absolument le faire.

Globalement, le problème est que les utilisateurs conçoivent eux-mêmes l'emplacement où se trouvera leur Home Cinema sans avoir les connaissances nécessaires, puis installent leur intérieur. Ensuite, seulement, ils se chargent d'acquérir l'équipement. Dans beaucoup de cas, pour que çà puisse fonctionner correctement à ce stade, il faut des connaissances, de l'imagination, et un supplément de budget dont on aurait pu se dispenser si les choses avaient été faites dans l'ordre.

Où est passé cette télécommande?

Tant bien que mal, votre nouveau système est installé. Première projection en famille, moment d'émotion : On baisse les lumières, on met un DVD dans le lecteur ( en s'accroupissant, puisqu'il est dans un meuble bas, avec tous les appareils), et on appuie sur "play".
Le DVD démarre jusqu'à un menu. Aïe, il faut reprendre la télécommande sur le meuble derrière vous, dans le noir. Çà y est , vous la trouvez. Comme elle n'est pas rétro-éclairée, il faut rallumer la lumière pour l'utiliser. Bon, vous avez appuyé sur "démarrer le film", tout va bien, vous éteignez la lumière.

Le film commence, mais le son est en deux canaux (vous espériez du 5+1), et l'image est déformée par l'anamorphisme.

Bon, il faut retrouver la télécommande du projecteur pour passer en 16/9, puis celle du processeur pour commuter la source en "Digital auto".
Vous faites les manips, éteignez la lumière, re-démarrez le film. Plus de son…
Evidemment, la configuration du lecteur de DVD était en PCM. Au fait, je l'ai laissée où la télécommande du DVD?
Là où çà commence à devenir très intéressant, c'est que votre beau-frère commence à vous donner des conseils du genre "faudrait voir la configuration des HP".

Bon, eh bien, bon courage...

CONCLUSION

Il y a beaucoup plus de raisons pour qu'un système Home Cinema ne marche pas que le contraire. Pourtant, quand il marche, c'est vraiment génial!
Dans un système qui réunit à la fois de l'électro-acoustique, de la projection vidéo, de la commutation, et de l'acoustique, il faut avoir l'esprit clair et savoir ce qu'on fait pour ne pas se "planter".
La première chose à faire, et que beaucoup essayent d'éviter- ils ont tort- c'est de réfléchir!

Comme indiqué plus haut, divers thèmes seront prochainement abordés tels que : la projection vidéo, les enceintes acoustiques, les sources électroniques...


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