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Mondial Son et Image 2000

2 octobre 2000


Certes pas l'équivalent de la grand messe du CES... mais une belle cérémonie tout de même !

Le Mondial Son & Image 2000 a pris fin mercredi 20 septembre au soir. De l'avis général des exposants comme du public, il fut un beau succès. Les premiers chiffres de fréquentation n'ont pour autant rien de faramineux : à peine plus de 30 000 visiteurs étant venus arpenter les allées du Hall-6 du parc des expositions, en quête de la nouveauté absolue. 30 000 personnes, c'est bien peu me direz vous, surtout au regard des prévisions initiales, nettement plus optimistes. Mais alors, en quoi ce Mondial son & image a-t-il donc été une belle réussite ???
Ce salon fut avant toute chose une formidable démonstration du savoir faire de l'organisateur Sécession qui, à force de sérieux et de compétences, nous a offert cette année une nouvelle raison d'y croire : croire en un événement à la hauteur de nos espérances, en un salon à la fois convivial et instructif rassemblant la majeure partie - si ce n'est l'intégralité - des constructeurs chéris du public, croire en une véritable fête à la gloire de notre passion commune. En effet, ce Mondial aura eu le grand mérite d'avoir su remettre ces choses au goût du jour, comme en témoigne l'enthousiasme manifesté par l'ensemble des constructeurs et distributeurs, de même que par le public.

Certes, d'aucuns auront déploré l'absence de tel ou tel constructeur (Panasonic et Toshiba en tête...), l'éradication pure et simple de la caste HI-FI au profit de la joyeuse troupe home cinéma (cette année, c'était carrément le génocide...), ou encore le peu de précisions distillées par certains commerciaux sur les stands - petite explication à ce sujet : dans ce type d'événement dit "grand public", il est de coutume de compléter les équipes de commerciaux attitrés par des "extras" pioché(e)s au hasard des sociétés d'intérims (de préférence blonde à forte poitrine...). Seul problème, ces charmantes personnes n'y connaissent bien évidemment pas grand chose, étant formées à l'arrache 24 heures avant le salon, sans compter que le home-cinéma, ça ne se vend pas comme une cuisine équipée ou le dernier parfum de Givenchy ! C'est quelque peu plus technique cette affaire là...

Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer l'impact traumatique laissé par la catastrophique édition de l'année dernière au Palais des Congrès, et la frilosité rémanente que ce genre de loupé peut provoquer sur plusieurs générations de salon, tant au niveau des professionnels que des particuliers (50 francs pour faire un tour dans une surface d'exposition à peine mieux équipée que n'importe quel Darty, voilà qui était un peu lourd à digérer...). Bref, les constructeurs devaient probablement attendre des résultats significatifs avant de s'investir totalement. Maintenant que les preuves ont été faites, ils ne leur reste plus aucune excuse pour ne pas se lâcher totalement à l'avenir : nous en jugerons en l'an 2002, puisque telle est la date du prochain rendez-vous. Nous, on y croit...

Tendance : La HI-FI est morte, vive la HI-FI !

S'il est vrai que le domaine de la Haute Fidélité tel qu'on le connaissait n'était pas à proprement parler à l'honneur sur les stands, on a en revanche pu constater l'émergence dans le domaine grand public de formats d'exception tels que le DVD Audio ou le SACD. Dans les allées du salon, les discussions allaient bon train sur les sujets de bande passante et de dynamiques ahurissantes, de fréquences d'échantillonnage de folie et de quantification irraisonnable... Peut être faut-il y voir là le dénouement d'une longue querelle opposant depuis toujours HIFIstes de la première heure et home-cinémaniaques dans le vent, le signe d'une symbiose heureuse entre les deux écoles.

Il est logique de penser qu'avec la sortie de plus en plus régulière d'appareils audio/vidéo toujours plus musicaux et performants, il soit devenu difficile aux constructeurs "old school fashion" de justifier du prix de leurs appareils "uniquement" stéréo. Bien entendu, ce n'est pas exactement la même chose, et un bon ampli à tubes fera toujours l'unanimité auprès des mélomanes les plus avertis. Mais, très sincèrement, à l'époque du MPEG-3 sur-compressé et de la micro-chaîne bass woofer 380 Watts, combien sommes-nous à savoir apprécier réellement la différence entre une triode des familles et un transistor Mosfet bien drivé ? Assez peu, avouons le...
Pour vous en convaincre, soumettez monsieur-tout-le-monde à deux types d'écoute : l'une en stéréo 24 Bits 192 Khz sur un ensemble préamplificateur/amplificateur de compétition à large bande passante se monnayant dans les 80 000 à 100 000 francs, et l'autre en DTS 20 Bits 48Khz sur un intégré à 15 000 francs, puis demandez lui au final où va sa préférence... Il y a fort à parier que le multi-canaux et son concept véritablement novateur fera l'unanimité.

Sans perdre de vue que bien d'autres paramètres entrent en ligne de compte :
- peu de personnes possèdent une pièce adaptée à un tel système sonore d'exception, traitée et isolée acoustiquement
- le prix de ce type de joujou n'en fait pas un parangon de produit grand public
- la tendance majeure est à la musique synthétique et électronique, pas franchement subtile et, pour reproduire "ça", il n'est sans doute pas utile de posséder le dernier produit "HIGH END"
- etc. etc. etc.

Et puis, une oreille, ça s'éduque, ça se cultive... effort que bien peu de personnes s'estiment prêtes à fournir, dans le cadre de ce qu'ils considèrent avant tout comme un loisir, un moment de détente. Il faut voir enfin qu'en proposant des produits de plus en plus orientés home cinéma, les fabricants répondent avant tout à une demande : difficile, dès lors, de les blâmer pour avoir ainsi suivi les desiderata du consommateur, fussent-ils sensiblement contradictoires à ceux des véritables passionnés.

Voir les photos du salon.
INTERVIEW de Cyber-Bob.


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