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Chroniques de Cannes 2009, jour 6 : Vengeance

18 mai 2009


Johnny Halliday, l’éternel retour

Ardente montée des marches pour la séance de 19h30 hier soir avec la présence de « l’idole des jeunes ». Johnny Halliday était venu accompagner Vengeance de Johnnie To. Les CRS étaient sur les dents, le public était en pleine extase et les haut-parleurs diffusaient l’inusable Aux Portes du pénitencier. C’est que notre Johnny national a décidé d’arrêter la chansonnette au profit du cinéma. Vingt-cinq ans après Détective de Jean-Luc Godard, le voici de retour à Cannes en guest-star d’un polar asiatique. Il y incarne un célèbre cuisinier français, ex-flic, venu à Macao pour venger la mort de la famille de sa fille.

Voir Johnny manger son riz avec des baguettes et l’entendre parler anglais relève du choc culturel. Costumé comme dans un film de Jean-Pierre Melville (Johnnie To s’apprête d’ailleurs à tourner un remake du Cercle rouge), filmé comme dans un film de Sergio Leone, il trimballe sa légendaire silhouette dans une Asie magnifiquement réinventée. C’est parfois pompier, parfois émouvant, parfois raté, mais c’est toujours très bien chorégraphié. La phrase prononcée par Johnnie «This is your jacket» est déjà culte. A noter une autre scène culte également, celle de la bataille dans une décharge avec le méthodique encerclement des tueurs par d’autres tueurs poussant devant eux d’énormes ballots de papiers.

La grande idée de ce polar grandiloquent reste l’amnésie partielle dont souffre le personnage interprété par Johnnie Halliday et qui conduit à la question suivante : à quoi sert la vengeance quand on a tout oublié ? Il ne fallait pas non plus rater un film potache à la française, Les Beaux gosses de Riad Sattouf qui est une vraie surprise, programmé à la Quinzaine des Réalisateurs.



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