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Les différentes classes d'amplification : Introduction et Classe A

10 juillet 2008


Que vous achetiez du matériel Hifi ou Home Cinéma, voire les deux, vous avez sûrement été confrontés à des amplificateurs en “Classe quelque chose”.

En Haute Fidélité, certains revendeurs peu scrupuleux ou tout simplement mal informés vous vanteront les mérites de la Classe A, tandis que d’autres passionnés vous conseilleront de rester à l’écart de la Classe D sous prétexte qu’elle est “numérique”.

Que se cache-t-il derrière ces dénominations abstraites? C’est ce que nous allons aborder aujourd’hui.

Préambule

Pour une meilleure compréhension de ce qui va suivre, il est important de se représenter le signal audio analogique sous sa forme électrique : lors d’un enregistrement, la vibration de l’air provoquée par un instrument atteint le microphone ; la membrane du microphone va donc bouger d’avant en arrière autour d’un point 0.

En sortie du microphone, on aura par conséquent un courant alternatif (positif puis négatif) qui, une fois amplifié, va mettre en mouvement les haut-parleurs d’une enceinte et produire un son que vous pourrez entendre par le truchement de la vibration de l’air.

Les différentes classes d’amplification

Ce système permet de catégoriser les amplificateurs, en se basant sur les caractéristiques des étages de sortie. Parmi ces caractéristiques, on note par exemple la polarisation (courant de repos) des transistors ou des tubes électroniques, la proportion du signal d’entrée utilisé, ainsi que les temps de conduction.

Sans rentrer dans des considérations trop techniques, les mentions Classe A, AB, B, C ou D vous indiquent à quel type d’amplificateur vous avez affaire, et ce à quoi vous devez vous attendre dans la plupart des cas.

La Classe A

Considérée comme le nec plus ultra de la Hifi, la Classe A présente quasiment autant d’avantages que d’inconvénients, qu’il convient de connaître. Dans un amplificateur en Classe A, le ou les transistors d’amplification sont constamment actifs, et amplifient tout le signal d’entrée (contrairement à la Classe B). En amplifiant tout le signal d’entrée, on limite grandement les distorsions, particulièrement celles de croisement, sur le signal de sortie. Ce type d’amplificateur excelle généralement sur les transitoires.

En revanche, la Classe A présente un rendement très faible. Dans le meilleur des cas, un Watt sera perdu en dégagement de chaleur pour un Watt musical restitué. Généralement, le rendement se situe autour de 25%. La Classe A est de fait réservée aux petites puissances, voire d’étages de sortie des préamplificateurs ou de lecteurs CD. Faire un amplificateur en Classe A très puissant est extrêmement coûteux, sans compter que le produit final a de fortes chances d’être énorme.



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