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Festival de Cannes : coup d'oeil, jour 10

26 mai 2007


60 ans, l’édition des superlatifs. Ce fut un festival encore plus gourmand de films (800) et d’événements. Succès public dans une ville saturée de festivaliers avec des files d’attente bien remplies qui ont éconduit de nombreux spectateurs. Les montées de marches ont été dignes de ce bel anniversaire suscitant des cohues aux frontières de la panique, comme hier soir lors de la montée des marches de Ocean’s 13 où il ne manquait qu’ Al Pacino. Quelques plaisantins ont salué George Clooney en faisant référence à sa prestation pour une célèbre marque d’expressos…

Ce festival nous offrit de belles rencontres : la Leçon de cinéma de Scorsese ou La Leçon de musique avec Howard Shore, le musicien attitré de David Cronenberg.Scorsese était également présent à Cannes pour sa fondation en faveur de la sauvegarde du patrimoine cinématographique mondial. La présence des 33 réalisateurs de Chacun son cinéma a constitué la plus grandiose photo de cette édition. Loin de ce plateau bondé, Sandrine Bonnaire a été éblouissante lors de la présentation de son documentaire Elle s’appelle Sabine présenté à la Quinzaine des réalisateurs.

Cette édition est également marquée par une sagesse, tant au niveau de la forme que du contenu, ressentie pour l’ensemble des sélections. Pas de films sur les états d’âme d’une star du porno comme en 2006 ( On ne devrait pas exister présenté par HPG en 2006), pas de crise politique. La réalisatrice et dessinatrice Marjane Satrapi a désamorcé l’embryon de crise diplomatique entre les ambassades de France et d’Iran à propos de son Persépolis. Les reproches à propos d’ Alexandra d’ Alexandre Sokurov quant à sa vision ambiguë du conflit en Tchétchénie sont restés assez modérés.

Au chapitre « Fêtes et mondanités » (désolé pour la transition), les accès aux soirées ont été plus compliqués que jamais. Un carton par invité. Pas d’exception. Dans l’édition du Film Français de ce matin, Maurice Tinchant, grand maître des fêtes cannoises, regrette l’explosion des coûts et se souvient d’une grande fête où le punch avait été préparé dans une baignoire…

Et pour bien signifier que le festival est terminé, pour la première fois depuis 10 jours, le ciel est gris. Les petits claps en nougatine de la boulangerie de la rue du docteur Picaud vont quitter la vitrine. Les plages artificielles et les palmiers sont déjà à peine remisés que l’on parle déjà de la sélection 2009 avec le retour présumé de l’autrichien Michael Haneke. Cannes, ou l’éternel retour…



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