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Acoustique et décoration : Des frères ennemis ? Partie 6 : La synthèse

22 août 2006


Résumé des chapitres précédents :

Maintenant que vous avez une idée de ce qui est faisable et de ce qui ne l’est pas en acoustique (du moins si vous avez lu les chapitres précédents), vous allez vouloir confronter ces données avec votre décorateur, votre épouse, ou peut-être vous-même.

Une fois que vous avez une idée assez précise de la décoration souhaitée, vous pouvez demander à votre conseiller en acoustique quels « outils » acoustiques il souhaite employer, et à partir de là essayer de trouver la meilleure compatibilité.

Si vous n’êtes pas vous-même le décideur en termes de décoration, évitez de mettre le ou la décideur(euse) en relation directe avec l’acousticien. En mettant un chat en un chien ensemble, on prend toujours des risques…

Là, je plaisante.

On peut se demander pourquoi ces deux professions sont souvent en situation conflictuelle. La raison est très simple : Ils interviennent sur les mêmes éléments d’agencement de la pièce, mais avec des critères différents. Donc, il y a forcément une sorte de concurrence : Si un revêtement de mur, de sol, un élément de mobilier doit être choisi, le choix revient « in fine » soit à l’un, soit à l’autre.

S’ils parviennent à un consensus, c’est bien, cela signifie qu’ils ont l’un et l’autre du respect pour le savoir-faire de l’autre. Mais il n’y a pas que des gens de bonne volonté, et quand l’ego s’en mêle, il y a beaucoup de raisons pour qu’un conflit se manifeste.

L’idéal serait de créer la profession d’acousticien-décorateur (ou de décorateur-acousticien, je ne veux froisser personne). Les inconvénients résident dans les cursus de formation cumulés et dans la démarche commerciale ultérieure, qui n’est pas évidente. Ceci explique peut-être l’inexistence de cette profession.

A défaut, un peu d’imagination peut résoudre bien des problèmes :

  • Un canapé constitue un absorbant efficace s’il est en tissu
  • Le dessous d’une table peut être revêtu de matériau absorbant de façon non visible
  • Un panneau diffractant peut être revêtu d’une toile décorative (il faut qu’elle soit acoustiquement transparente)

  • Un panneau diffractant peut être réalisé en bois exotique, en verre laqué, en altuglass transparent
  • Un mur lisse peut être revêtu d’un absorbant qui n’en change quasiment pas l’aspect
  • Et, pour finir, tous les outils acoustiques peuvent être dissimulés derrière une toile acoustiquement transparente, qui fait office de revêtement mural pour peu que l’on accepte l’idée que les murs soient recouverts de tissu.

Bien sûr, certains cas restent insolubles : les accros du verre-marbre-béton, ou encore du carrelage-plâtre-nu vont avoir du mal à intégrer des systèmes Home cinéma dans leurs décors.
La seule chose que je leur souhaite, c’est de ne jamais habiter dans les maisons qu’ils conçoivent.

Ceci m’amène à souligner que, hormis toute considération Homecinématophile, la vie quotidienne dans une maison ou un appartement dont le RT 60 (temps de réverbération) ressemble à celui d’une patinoire est un véritable cauchemar.

Maintenant , tout le reste est affaire de goût.

Lire aussi :

Acoustique et Décoration : Des frères enemis? Part1
Acoustique et Décoration : Des frères enemis? Part2
Acoustique et Décoration : Des frères enemis? Part3
Acoustique et Décoration : Des frères enemis? Part4
Acoustique et Décoration : Des frères enemis? Part5



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